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Histoire

Fays-Famenne

Préhistoire

A un kilomètre et demi environ au nord de la chapelle de Fays-Famenne, au lieu-dit "le Poteau", sur la route de Sohier à main gauche dans cette direction, on a retrouvé vers les années 1900, en grande quantité, des pointes de flèches en silex révélant la présence humaine au néolithique, c'est-à-dire chez nous, la période précédant l'âge du  bronze. On peut supposer que l'homme se fixa ici après les périodes glacières lorsque favorisé par le climat se rapprochant de notre climat actuel, de chasseur et pêcheur qu'il était, il devint à la fois pasteur et agriculteur.
Les flèches en question ne se découvrent (de plus en plus rarement d'ailleurs)  qu'après un labour d'hiver, les sillons ayant été longuement enneigés puis délavés par de fortes pluies en février - mars ; alors de. myriades de gravillons apparaissent, le hasard permettant d'y déceler l'objet tant recherché.

Epoque romaine

On a découvert en ce hameau beaucoup de débris de l'époque romaine, ceci d'après les notes de Mgr Schmitz (Archives , de l'Evêché de Namur). Une autre hypothèse: le lieu-dit  « Devant la ville » pourrait évoquer une  villa romaine ou mérovingienne.
Des photographies aériennes pourraient aussi nous éclairer à ce sujet. Avis aux amateurs !

Epoque des grands domaines

La présomption de l'existence d'une villa peut aussi se rapporter à cette époque du Haut Moyen Age.

Entre le règne de Clovis et de Charlemagne, l'histoire mentionne notre coin.
En 741, le domaine de Wellin,  faisant partie de l'Austrasie, passa au pouvoir de Carloman maire du palais, frère aîné de Pépin le Bref, oncle de Charlemagne. Le 6 juin 747 (ou  746 d'après le calendrier employé), Carloman, à l'occasion de son entrée en religion, abandonne à l'abbaye de Stavelot, gouvernée par l'abbé Anglinus, de nombreuses possessions dans le Condroz et dans les pays environnants entre autres le domaine de Wellin avec toutes ses dépendances. Ces "appendicial" de Wellin étaient Halma, Chanly Lomprez, Barzin Sohier, Fays-Famenne et Daverdisse (d'après le relevé de HALKIN et ROLAND). Wellin possédait un oratoire ancien dont la titulaire primitive de saint Martin fut changée en celle de saint Remacle par ses nouveaux propriétaires.

Survivance des propriétés de l'abbaye de Stavelot

Il existe à Fays des propriétés connues au XIXe siècle sous le nom de "massuages" et actuellement encore sous la dénomination "les quortîs" les quartiers, consistant en bois ou "virées" possédés par les anciennes familles du village. A l'origine, ces bois avaient été cédés par les moines de Stavelot aux quelques familles qui composaient le hameau. Les religieux restaient propriétaires du fonds qui par là même était inaliénable et indivisible. Les tenanciers en avaient la jouissance à perpétuité, moyennant le cens à payer au seigneur. Ils ne pouvaient transmettre leurs droits que par voie d'hérédité. Pour ne pas amoindrir la part échéant à chaque famille, les habitants ne tenaient pas à s'allier à des étrangers. Ils se mariaient entre cousins, d'où le sobriquet donné par les habitants des villages voisins. les "cosins" A la suite de la Révolution, les quartiers cessèrent d'être considérés comme inaliénables et impartageables et devinrent propriétés des exploitants.

La féodalité et les petits fiefs

Le 21 juillet 1343, Jean l'Aveugle comte de Luxembourg roi de Bohême, avait vendu la châtellenie de Lomprez à Adolphe de la Marck évêque de Liège. Le 7 aôut suivant, il permit à l'évêque de Liège de racheter le winage de Faiit outil avait engagé précédemment à Thierri de Faux, seigneur de Wagnée. Cette cession n'eut pas une longue durée puisque l'année suivante le comte de Luxembourg rentrait en possession de la châtellenie de Lomprez.

Période communale

Nous ne trouvons que de petits "faits divers" d'ordre public concernant notre hameau, et ce, à partir de 1707 la tradition orale ou écrite ne nous apporte rien de spécial concernant les périodes de troubles du XVe siècle ni sur les dévastations des campagnes par les troupes, la peste ou la famine au XVIIe siècle. Fays-Famenne a tellement peu d'importance qu'il se ressent très peu des changements de juridiction seigneuriale qui survécurent jusqu'à la Révolution française. L'Etat civil est tenu par le clergé de Wellin document très précieux ainsi que les registres paroissiaux du XVIle siècle. Des protocoles de notaires consignés aux archives de l'Etat témoignent d'une vie communale efficiente à partir du XVIIIe siècle, sous l'œil paternaliste des derniers seigneurs féodaux, comme à Sohier par exemple. 1789.- Les Belges souffrent de la politique réformiste de Joseph II qui succède depuis neuf ans à sa mère Marie-Thérèse dont l'administration avait réconforté les populations. Excédés par les contraintes, les états du Brabant s'organisent par le recrutement de patriotes, mettent Van der Meersch à la tête d'une petite armée qui marche sur Turnhout et bat les Autrichiens. C'est le signal d'un soulèvement général. Les Autrichiens sont refoulés dans le Luxembourg qui, lui, reste fidèle au prince. En 1790, à la mort de Joseph II, Léopold II, son frère et successeur, fait droit aux réclamations des Belges. Mais l'armée des patriotes s'est fortement amplifiée. En janvier 1790, les patriotes s'infiltrent dans nos régions, ils prennent Lomprez sous la conduite du capitaine Warneffe pillent Daverdisse et apportent des cocardes aux habitants de Wellin et Lomprez. Le 18 mars, le conte Delomieu écrit, de Beauraing, au général Van der Meersch- "Mon général, vous ne pouvez concevoir combien j'ai éprouvé de désagrément et d'ennui depuis 24 heures; il s'est présenté une centaine d'hommes d'infanterie à Fays-Famenne; deux cent cinquante de nos gens qui occupaient ce village n'ont pas voulu se soutenir un seul instant et se sont sauvés à Syers (Sohier). A dix heures du matin, trois à quatre cents hommes se sont mis en bataille près de Haut-Fays, ayant deux pièces de canon qu'ils ont tiré une seule fois. Mes gardes et sentinelles avancées se sont sauvées dans le village sans oser tirer; quelques dragons ne trouvant pas de résistance les ont suivis... Je suis ennuyé de tout ce qui se passe : les compagnies qui sont à Woneische venant de Haut-Fays rie veulent pas y rester... Ce rapport fait suite, semble-t-il, à l'événement bien connu qui s'est passé à Haut-Fays, le 7 mars 1780. A ,la Hazelle" un détachement d'Autrichiens débusqua du bois au nord du village. Un boulet de canon vint défoncer la porte de l'église où le peuple était en prière. Ce fut la panique générale. Les patriotes s'enfuirent vers Bièvre serrés de près par leurs adversaires. Après les coups de feu échangés dans le village, cinq patriotes furent tués et plusieurs autres blessés.

Dernière mise à jour:
27-02-2013 21:41:40
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